À Abidjan, les banques réfléchissent sur le financement de projets de développement durable

Organisé à Abidjan ces 19 et 20 octobre, la troisième édition du Sommet Finance en commun aborde la transition verte avec près de 520 banques réunies. Le sommet organisé par la Banque africaine de développement (BAD) et la Banque européenne d’investissement (BEI) a pour but de rassembler les banques publiques pour les encourager à financer des projets de développement durable.
 « Nous devons trouver des solutions à long terme contre la famine et la pauvreté. On doit commencer par défendre les petits producteurs qui sont au cœur de notre système alimentaire », a plaidé Alvaro Lario, président du Fonds international de développement agricole (FIDA). Pour lui, il faut accompagner les petits exploitants, surtout au vu des conséquences de la guerre en Ukraine et de la pandémie de Covid-19.
Malgré ces crises, une enquête de la Banque européenne d’investissement menée auprès de 70 banques indique qu’en 2020, le secteur privé à augmenté la part de ses investissements en atteignant4,3 milliards de dollars. La Banque africaine de développement affirme d’ailleurs avoir consacré près de 41% de son budget au changement climatique en misant notamment sur un projet de grande envergure pour développer les panneaux solaires sur le continent.
« Il faudrait d’abord que les villes, elles-mêmes, aient chacune un plan climat, et puis, en termes d’offre et de demande, qu’on s’assure que l’offre faite par les banques rencontre effectivement la demande des villes qui seraient contenues dans le plan climatique », a proposé Philippe Akoa, président du Fonds d’équipements et d’intervention intercommunale (FEICOM), institution camerounaise qui vise à financer les projets des villes.
Cette rencontre se tient sous le thème « Une transition verte et juste pour une reprise durable ». Les y participants ont discuté de la publication d’une nouvelle base de données qui recense 522 banques publiques de développement réparties dans 154 pays et dotées de 23 milliards de dollars d’actifs.« Plusieurs documents de recherche sur les moyens de braver la crise ont été présentés en plénière, et notamment sur le rôle des banques publiques de développement africaines dans la reprise après la crise du Covid-19, les prêts verts, les financements axés sur les politiques qui respectent l’Accord de Paris, et l’intelligence artificielle, entre autres », rapporte Afrimag.