Elles ont été menées conjointement par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, et des rebelles du Front de libération de l’Azawad. Le pays tremblait, tandis que son président restait silencieux.
Pendant soixante-douze heures, le silence d’Assimi Goïta a nourri toutes les spéculations, d’autant plus que le général Sadio Camara, ministre de la Défense et figure centrale de la junte, aurait été tué dans l’explosion d’une voiture piégée à Kati.
C’est finalement le mardi 28 avril, sur l’ORTM, que le chef de l’État a pris la parole. D’un ton grave mais résolu, il a tenu à rassurer :
« Grâce à des hommes engagés dans une chaîne de commandement militaire, le plan de l’ennemi a été déjoué. Nous enregistrons la neutralisation d’un nombre important d’assaillants. »
Reconnaissant néanmoins une « situation d’extrême gravité », il a affirmé avec fermeté :
« La situation est maîtrisée. »
Selon lui, ces attaques s’inscrivent dans « un vaste plan de déstabilisation conçu et exécuté par des groupes armés terroristes avec des soutiens internes et externes ». Sa réponse se veut sans ambiguïté :
« Nous allons traquer ces groupes de jour comme de nuit jusqu’à ce que notre pays soit totalement débarrassé de cette menace. »
Face à une nation éprouvée, il a lancé un appel à l’unité :
« Le Mali a besoin de lucidité et non de panique », mettant en garde contre la désinformation qu’il qualifie d’« arme au service des terroristes ».
Il a enfin salué « la qualité de la coopération avec la Fédération de Russie », réaffirmant les alliances qui structurent la politique étrangère de la junte.
Un discours de chef en temps de guerre. Les mots sont posés. Reste à savoir si les actes suivront.







