Le parti d’Abdoulaye Yero Baldé, arrivé deuxième à l’élection présidentielle de décembre dernier, estime que les conditions d’un vote libre, transparent et équitable ne sont plus réunies.
Le FRONDEG dénonce des violations répétées du Code électoral, qu’il considère comme une stratégie visant à avantager la mouvance présidentielle et ses alliés. Il pointe également le rejet, jugé « sélectif et discriminatoire », de certaines de ses candidatures, le manque d’impartialité de l’administration électorale, ainsi que l’absence de réponse des organes de régulation à ses recours.
Dans une déclaration issue d’une session extraordinaire de son bureau politique, le parti annonce le retrait de l’ensemble de ses candidats, mandataires et représentants des opérations électorales. Il va plus loin en contestant par avance la sincérité, la régularité et la légitimité des résultats qui pourraient découler du scrutin.
Le FRONDEG interpelle également les autorités guinéennes, les forces vives de la nation ainsi que les partenaires internationaux, CEDEAO, Union africaine, Union européenne et Nations unies afin qu’ils jouent pleinement leur rôle de garants des normes démocratiques.
Malgré la fermeté de sa position, le parti réaffirme son attachement à la démocratie, à l’État de droit et à la stabilité nationale.
Ce retrait jette une ombre sérieuse sur la crédibilité du scrutin à venir, dans un contexte politique déjà marqué par de fortes tensions.








