La Cour constitutionnelle centrafricaine a enfin tranché ce vendredi 23 septembre en jugeant le décret du président Touadéra inconstitutionnel et invalide. << La révision de la Constitution ne peut être opérée qu’après la mise en place du Sénat, qui n’est pas institué en Centrafrique >>, a indiqué la Cour dans un arrêt. Elle avait été saisie par l’opposition qui redoutait qu’une nouvelle loi fondamentale autorise le chef de l’Etat centrafricain à briguer un 3e mandat.
La juridiction suprême a également fait savoir que l’initiative d’un référendum de révision constitutionnelle appartient au Président, mais que celui-ci ne peut se faire en violation du serment prêté par lui lors de son investiture après sa réélection en 2020.
<< La Cour Constitutionnelle de la RCA vient de sauver la démocratie >>, a tweeté Me Crépin Mboli-Goumba, membre du Bloc républicain qui est le principal requérant. Il a également déclaré qu’il << s’agit là d’une victoire éclatante pour tous les démocrates, où qu’ils soient. Je voudrais rendre un hommage mérité à la Cour constitutionnelle de notre pays, notamment à la présidente de cette institution qui vient de sauver la démocratie >>.
Dans le camp présidentiel, la décision est acceptée avec calme. Pour Fidèle Gouandjika, ministre conseiller spécial du président Touadéra, cité par l’AFP << La Cour constitutionnelle a dit le droit et nous acceptons cette décision. Nous aurions dû la consulter en amont du projet de décret…nous ne sommes pas inquiets…Un coup d’Etat constitutionnel est toujours possible >>.






